Michel et Claudette se sont mariés le 18 septembre 1971 à Roquemaure. Peu après, ils quittent leur Abitibi natale pour s’installer dans la région de Montréal, où chacun exerce son métier : Michel comme technicien du bois ouvré et Claudette comme infirmière. C’est là que naissent leurs deux premières filles, Isabelle et Carole.
Après sept ans, le couple ressent l’appel de ses racines. Ils décident de revenir en Abitibi-Ouest et s’installent à Palmarolle afin de réaliser leurs projets de vie. Pendant que Claudette travaille dans le milieu hospitalier, Michel commence à poser les bases de ce qui deviendra leur entreprise familiale : un atelier d’ébénisterie où se situait également l’ancienne boulangerie.
La même année, en décembre 1977, Michel et Claudette achètent une maison avec un atelier situé à l’arrière. Rapidement, ils réalisent que l’espace est insuffisant pour répondre à la demande croissante. Ils entreprennent donc des travaux pour agrandir et rénover l’atelier, marquant une étape importante dans le développement de leur entreprise.
En juin 1978, leur rêve prend officiellement forme avec la création de « Le Paradis du Meuble ». Cette petite entreprise familiale débute modestement, avec la création de deux emplois. Michel se spécialise d’abord dans la fabrication de meubles de reproduction, destinés principalement à une clientèle de Montréal. Par la suite, il adapte sa production et se tourne vers la fabrication d’armoires de cuisine, répondant davantage aux besoins de la clientèle locale de l’Abitibi-Ouest et du nord de l’Ontario.
Grâce à la qualité de leur travail, Michel reçoit une invitation des métiers d’art de Rouyn-Noranda pour exposer ses créations au Stade olympique de Montréal. Fier de son parcours, il invite ses amis et anciens collègues de Montréal à venir découvrir son savoir-faire lors de cette exposition.
Au fil des années, l’entreprise évolue avec la famille. Deux autres enfants naissent: Marie-Josée et Guillaume. L’entreprise devient un véritable projet familial où chacun contribue à sa manière. Et en mai 1980 l’entreprise change de nom pour devenir « Le Paradis de l’Ébénisterie Inc. »
À un moment plus difficile, Claudette doit prendre les rênes de l’entreprise avec les employés, le temps que Michel retrouve la santé. Elle s’implique pleinement, comme on dit si bien, elle « met les doigts dans la pâte », assurant la continuité et la stabilité de l’entreprise.
Pendant plusieurs décennies, « Le Paradis de l’Ébénisterie Inc. » demeure une référence dans la région, reconnue pour la qualité de son travail, son caractère artisanal et ses valeurs familiales. En 2002 leur fils Guillaume revient des études en ébénisterie à la même école que son père à Victoriaville. De plus leur fille Marie-Josée débute une formation en Design et elle se joint à l’équipe pendant plus de 5 années.
En 2013, le décès de Michel marque un tournant majeur. Avec la perte du fondateur et pilier de l’entreprise, une page importante se tourne. L’entreprise ferme alors ses portes après 36 ans d’existence à Palmarolle, laissant derrière elle un héritage précieux : celui d’un homme passionné, d’une famille unie et d’un savoir-faire transmis avec cœur.




