Famille
Léo Dorval
et Marguerite Bilodeau
Léo Dorval est né le 10 mai 1915 à Sainte-Claire-de-Dorchester. Après avoir passé les quinze premières années de sa vie dans sa paroisse natale, il s’établit à Palmarolle, où il travaille d’abord comme bûcheron dans la région. Animé par le désir de s’enraciner, il entreprend ensuite de défricher sa terre afin de fonder son foyer et d’assurer son avenir.
C’est également à Palmarolle que l’attend l’amour : Marguerite Bilodeau, jeune institutrice de la paroisse. Léo était reconnu de tous pour son sens de l’humour légendaire et son engagement communautaire. Pendant de nombreuses années, il s’est impliqué activement dans le mouvement coopératif local, notamment au magasin coopératif, au chantier coopératif, à la beurrerie et à la caisse populaire, contribuant ainsi au développement économique et social de la communauté.
Marguerite Bilodeau est née le 30 octobre 1920 à Saint-Pierre-Baptiste, dans le comté de Mégantic. Elle a fait ses études d’institutrice à Laurierville. Son père, Arthur Bilodeau, a joué un rôle déterminant dans le parcours de ses filles en les encourageant à poursuivre des études, une vision résolument avant-gardiste et féministe pour l’époque. En 1938, ses filles Jeanne, Rita et Marguerite quittent leur village natal pour venir enseigner à Palmarolle; leur sœur Bibiane se joindra par la suite à elles.
Marguerite amorce sa carrière d’enseignante à Palmarolle à l’âge de 17 ans, dans une école du rang 7. Elle y enseigne à des élèves de tous les niveaux du primaire, dont certains sont presque de son âge. Rapidement, elle se distingue par la qualité de son enseignement et son dévouement. Appréciée des élèves comme de la communauté, elle trouvait son plus grand bonheur auprès des enfants et s’y consacrait avec cœur et générosité.
Tout au long de sa vie, Marguerite a su concilier avec brio sa vocation d’enseignante et sa vie familiale, un défi considérable dans le contexte de l’époque. Elle et Léo se marient à Palmarolle le 26 juin 1944 et y élèvent cinq enfants : Cécile (décédée en 2017), Gaston, Marcel, Mariette et Jacqueline.
La famille s’agrandit ensuite avec l’arrivée de sept petits-enfants : Antoine, Nicolas et Maxime (enfants de Gaston), Étienne (fils de Marcel), Frédéric et Jeanne (enfants de Jacqueline), ainsi que Julien (fils de Mariette).
Par sa patience, ses sacrifices et son soutien indéfectible, Marguerite a permis à ses enfants de poursuivre des études universitaires en enseignement, en médecine générale, en obstétrique-gynécologie et en optométrie. Les réussites de la famille demeurent avant tout le reflet de l’amour, du travail et du dévouement de Léo et Marguerite.
Tous conservent de précieux souvenirs de leur enfance à Palmarolle : la maison familiale du rang 7, les travaux à la ferme, les sorties estivales à la plage. Les moyens financiers étaient modestes, mais le bonheur était bien présent. Palmarolle était alors habitée par des gens ouverts, hospitaliers et courageux, une communauté soudée dont l’esprit a profondément marqué la famille Dorval.





