Léo est le fils de Joachim Marcil et de Maria Matteau. Sa famille a toujours célébré son anniversaire de naissance le 30 octobre, mais le registre de baptême indique comme date le 3 novembre 1923. Après avoir fait les recherches nécessaires, on peut affirmer que Léo est le premier garçon né à Palmarolle.
Rollande est la fille de Émile Aubin et de Béatrice Bilodeau. Elle est née le 31 janvier 1930 à Saint-Lazare-de-Bellechasse. Elle a 1 an et 7 mois lorsque ses parents viennent s’établir à Palmarolle au temps de la colonisation. Elle fréquente l’école du village pendant 2 ans et l’école du rang 7 jusqu’à la fin de son primaire.
Vers l’âge de 16 ans, Rollande tombe amoureuse de Léo. Le couple se fréquente quelques années avant de se marier le 22 juin 1949 à Palmarolle. De leur union sont nés 10 enfants : Yvon, Louise, Raymond, Jacques, Réjeanne, Céline, Claude, Denis, Lucie et Alain Marcil.
Pour subvenir aux besoins de sa famille, Léo exerce plusieurs emplois : bûcheron, employé à la beurrerie de Palmarolle, opérateur de tracteur pour le ministère de l’Agriculture et concierge à la Commission scolaire du Lac-Abitibi. L’une de ses belles réalisations est la construction d’un chalet en bois ronds près du Lac Abitibi. Pendant la saison estivale, ce hameau de paix sert de rassemblement aux membres de sa famille. Ses grandes passions sont la chasse, la pêche et la trappe. Léo est décédé le 14 août 1984, à l’âge de 60 ans, à la suite d’un cancer.
De son côté, Rollande élève ses enfants avec le cœur d’une vraie maman. Elle se retrouve veuve à l’âge de 54 ans et obtient son permis de conduire pour conserver son autonomie. Elle est très habile en couture et en cuisine. Elle a été membre du Cercle des Fermières de Palmarolle, Dame de Sainte-Anne, a fait du bénévolat à l’église et a confectionné une grande partie des habits des majorettes de Palmarolle. Elle a également possédé une carte d’affaires pour la confection de mitaines et casques en cuir et en fourrure recyclée.
Pour elle, sa plus grande richesse est sa famille. Encore aujourd’hui, malgré son âge, elle est très active et reçoit chez elle, tous les dimanches, les membres de sa famille qui le désirent. Le souper du jour de l’An est une tradition qui lui tient à cœur. C’est une occasion de réunir les siens. Elle aime lire, voyager, prendre des photos, s’occuper de son jardin et de ses fleurs, aller à la pêche et aux bleuets. Certains la surnomment d’ailleurs la dame aux bleuets. L’entraide, le partage et la foi occupent une grande partie de sa vie.


