Claire Lajoie (1907-2003) et Maurice Mercier (1904-1984)
C’est un privilège et un honneur pour nous de profiter du centième anniversaire de Palmarolle pour rendre hommage à nos parents qui font partie des premiers citoyens colonisateurs de cette communauté.
C’est au rang 9 de Palmarolle que nos parents, tous deux célibataires, font connaissance; leur mariage a lieu en octobre 1938.
Notre mère, Claire Lajoie, était institutrice à St-Bruno de Kamouraska, où elle est née. On présume que poussée par la soif d’indépendance et le goût de l’aventure, elle se porte candidate pour prendre en charge une école de rang située au rang 9 de Palmarolle.
De son côté, notre père, Maurice, originaire de Cap St-Ignace, arrive en Abitibi pour y travailler dans les chantiers. Il y fait la connaissance d’hommes déjà installés sur des terres, à défricher et à cultiver afin d’en tirer leur subsistance et celle de leur famille. Il se trouve que notre père se sent bien en Abitibi. Il aime son climat, ses paysages et souhaite y prendre racine. Et c’est à Palmarolle, au rang 9, qu’il trouve un lot qui lui plaît, une grande terre boisée.
D’abord, il y construit sa maison; puis, comme tous ses voisins, notre père s’attelle à la tâche de défricher sa terre, un arbre à la fois, avec patience et persévérance. Le rêve de nos parents est d’y exploiter une ferme agricole, et pour ce faire, la forêt doit reculer et faire place à des champs propres à la culture du blé, de l’orge et de l’avoine pour les animaux de la ferme, et aussi des légumes pour nourrir la famille qu’ils espèrent voir grandir. De bûcheron et défricheur, notre père deviendra agriculteur, secondé par notre mère, sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour.
Leur descendance compte 5 enfants, 14 petits-enfants, 29 arrière-petits-enfants et 4 arrières-arrières-petits-enfants.
Hommage soit rendu à toutes ces femmes et à tous ces hommes de la communauté de Palmarolle, qui, loin de leurs racines, se sont attelés à la construction d’un pays neuf où tout était à faire. Ce sont des « bâtisseurs de pays » qui, grâce à leur courage et à leur ténacité, grâce aussi à l’entraide et au soutien qu’ils se sont mutuellement apportés, ont réussi à faire de cette paroisse une collectivité où il fait bon vivre.
Témoignage de leurs enfants, 2026


